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Les publics ne doivent pas recevoir la même recommandation
Première installation pour un nouveau projet
Pour une première analyse fMRI, PET, EEG ou MEG, nous recommandons SPM 25.01.02 à condition de construire une base de référence avant le traitement complet. Le responsable doit enregistrer la version de SPM, la version de MATLAB, la version de macOS, l’architecture utilisée, les extensions chargées et les réglages propres au laboratoire.
La validation minimale doit comprendre quatre éléments :
- Afficher la version SPM dans MATLAB et conserver cette sortie dans le journal du projet.
- Ouvrir l’interface graphique puis vérifier que les répertoires de travail et de résultats sont ceux prévus.
- Exécuter un traitement par lots minimal avec un jeu de données représentatif.
- Contrôler la génération des fichiers attendus, leur lisibilité et leur emplacement.
Le jeu de données de référence ne doit pas être choisi uniquement parce qu’il est petit. Il doit solliciter les fonctions réellement prévues : importation, prétraitement, modèle statistique ou étape de visualisation selon le protocole. Pour un projet audio ou vidéo lié à une étude de perception, ajoutez aussi les outils de conversion et d’annotation réellement utilisés ; une chaîne scientifique peut échouer en amont de SPM si les fichiers multimédias ne sont pas interprétés de manière identique.
Publication en cours ou réplication historique
Pour une publication en cours, la décision la plus sûre est de conserver SPM12 jusqu’à la fin du jalon scientifique concerné. Cela ne signifie pas que SPM12 doit redevenir le choix par défaut pour tous les projets. Cela signifie que l’environnement qui a produit les résultats doit rester récupérable et exécutable.
Archivez notamment :
- le fichier
SPM.mat et les fichiers de lots ;
- les scripts MATLAB personnalisés ;
- les réglages par défaut et les chemins de recherche ;
- la liste des extensions et leur version ;
- les versions de MATLAB et de macOS ;
- une copie en lecture seule des entrées et des résultats principaux.
Testez ensuite SPM 25.01.02 sur une copie, jamais sur le répertoire original. Définissez avant l’essai les sorties à comparer : nombre de fichiers, dimensions, valeurs de contrôle, cartes statistiques, paramètres estimés ou tableaux exportés. Une différence non expliquée doit suspendre la migration, même si les cartes produites semblent visuellement proches.
Développement de scripts et outils de laboratoire
Les développeurs de modèles de lots, les équipes qui maintiennent des scripts MATLAB et les laboratoires disposant d’extensions internes doivent adopter une logique de régression, pas une logique d’installation. Chaque fonction appelée doit être reliée à un cas test identifiable.
Contrôlez séparément :
- les noms et structures des champs de lots ;
- les fonctions personnalisées et les chemins ajoutés au démarrage ;
- les paramètres par défaut utilisés implicitement ;
- les fichiers MEX et leur architecture ;
- les déclarations d’outils externes et leurs prérequis ;
- les fichiers produits par chaque étape.
Les preuves doivent venir de la documentation officielle, de la documentation du projet d’extension et des journaux d’erreur observés. Un écran qui s’ouvre ne permet pas de conclure qu’un module de segmentation, de conversion ou d’export fonctionne correctement.
Point de contrôle : si le résultat change et que personne ne peut relier cette différence à une version, un paramètre ou une entrée précise, interrompez la migration et conservez SPM12 comme environnement de référence.
Étudiants sans licence MATLAB
L’absence de licence MATLAB ne suffit pas à justifier le choix de SPM Standalone. Cette option peut convenir à une analyse qui repose principalement sur les composants inclus et sur une exécution compatible avec MATLAB Runtime. Elle devient moins évidente lorsqu’un mémoire ou une thèse dépend de scripts MATLAB personnalisés, d’outils supplémentaires ou d’une interaction graphique particulière.
Avant toute décision, vérifiez :
- si le projet peut être exécuté avec MATLAB Runtime ;
- si l’interface graphique nécessaire est disponible ;
- si les lots peuvent être lancés et surveillés correctement ;
- si les extensions nécessaires sont compatibles avec Standalone ;
- si un petit échantillon produit les sorties attendues.
Le coût de licence n’est donc qu’un élément parmi d’autres. Un environnement moins coûteux mais incapable d’exécuter une extension essentielle peut créer davantage de travail qu’une solution MATLAB institutionnelle ou qu’un poste temporaire correctement isolé.